At the office where the papers grow she takes a break

Drink another coffee and she finds it hard to stay awake

Another day – Paul Mc Cartney


Quand on habite dans un endroit merdique, il faut impérativement des à-côtés foufous, 1/un super job 2/ une passion de malade genre tricoter ou faire du sport NDLR : on y reviendra aussi ! 3/une bande d’amis pour sortir tous les soirs…

Perso, moi j’ai rien de tout ça. Attention, j’ai des amis, hein, mais des amis qui ont des gosses, donc pour ce qui est des sorties… heureusement par chez moi il y a encore une irréductible qui n’a pas encore cédé aux chants des sirènes de la maternité (et je la remercie chaque jour pour cela).

J’ai pas de passion non plus, quand on me demande quels sont mes hobbies, je sais pas trop quoi dire. Genre boire du vin et fumer des clopes ça compte ? Ouais, alors j’aime bien mater des séries et bouquiner mais bon c’est pas encore le truc de DINGOS.

A job isn’t just a job. It’s who you are.

Mais je m’éloigne du sujet.

En fait, le sujet c’est le boulot. Car oui je bosse. Oui j’ai un job de merde. On va encore me dire, mais pourquoi elle se plaint, elle en a un des jobs. Alors oui, à l’heure ou aucun gouvernement n’a réussi à inverser la courbe du chômage durablement, je me plains. Oui je bosse, mais je préférerais être rentière. Ou alors, ne faisons pas la difficile, un job ou j’aurais plaisir à me rendre chaque matin. Sans avoir à me foutre en pilote automatique à 8h du matin pour me retrouver quelques 40 minutes plus tard dans ma bagnole sur le parking de ma boite en me demandant ce que je fous la et « et si je faisais demi tour ça ferait quoi ? »

Je bosse depuis 10 ans dans la même boite. Putain, c’est encore plus triste de l’écrire que de le dire.

Je leur ai donné les plus belles années de ma vie, et c’est comme ça qu’on me remercie ? Alors ouais de 24 à 34 ans j’ai travaillé la (oui je mets au passé c’est pour me motiver à me dire que ce sera la dernière année). Quand je suis arrivée dans cette boite, mes collègues (les putes) me disaient « tu verras, tu dis que tu vas rester 2 ans, mais tu seras comme nous, tu vas rester, tu vas faire des gosses, tu vas partir en retraite ». A l’époque, je rigolais, « ahah, mais non ça m’arrivera jamais ça », finalement ça en prends quand même bien le chemin. J’ai peur, j’ai vraiment très peur.

Dream big

Alors j’ai décidé de prendre le taureau par les cornes, et pendant mes nuits d’ennui à l’hôtel pendant un déplacement pro (aux Pays Bas, la j’étais arrivée au point de non retour, d’où le taureau et les cornes), j’ai rédigé, CV, lettre de motiv et bim bam boum j’ai inondé le net.

Et franchement, rechercher du taf c’est juste un boulot de malade, faut rester à l’affut sur les réseaux sociaux, mettre son cv à jour régulièrement sur un tas de site, répondre à des annonces, et bien sûr tenir un espèce de tableau de bord pour se rappeler à quoi on a postulé (ben oui, parce que le mode encéphalogramme plat quand un recruteur appelle en vous disant «vous avez postulé au poste de machin truc », ça le fait moyen moyen) Bon moi, j’ai laissé tomber les candidatures spontanées, je sais même pas si cela se fait encore depuis 10 ans que j’ai pas recherché de taf, et pi en plus c’est hyper chronophage pour pas grand-chose finalement.

Pour l’instant, j’ai eu quelques touches, mais c’est assez décourageant, car je n’ai eu droit qu’à des postes qui te vendent du rêve sur le papier et quand tu arrives et que tu poses des questions un peu plus précises, tu te rends compte que le poste ce sera juste l’ennui mortel. Donc tant qu’à faire, je garde mon boulot merdique et sous payé, car au moins je ne m’ennuie pas.

Si vous avez des expériences perso sur vos recherches d’emploi, laissez-moi un petit commentaire, histoire de voir que je ne suis pas la seule à galérer (et à rechercher c’est quoi MES FOUTUS 3 DEFAUTS ET 3 QUALITES !!)